Jordi Tosas: On ne vit qu’une seule fois, mais on meurt toujours trop tôt

Jordi Tosas: On ne vit qu’une seule fois, mais on meurt toujours trop tôt

Jordi Tosas est un alpiniste qui a fait partie de l’équipe au Denali avec Kilian. Maintenant on peux lire ses impressions et les raisons qui l’ont motivé à faire partie de cette aventure.

 

 

Pourquoi ai-je voulu faire partie de ce groupe ? Aujourd’hui, tout est orchestré : l’air lui-même a un goût de cendre, le plus petit pas de danse est paramétré. Je suis allé au McKinley précisément parce que je voulais être l’un de ces bâtisseurs de chimères, capables de marcher à la lumière de la lune tout au long de la nuit pour voir se lever le soleil, étrangers à toute résignation.

On ne vit qu’une seule fois, mais on meurt toujours trop tôt. Avoir la possibilité de participer à un projet dédié à la beauté de survoler les montagnes : voilà un objectif fascinant pour n’importe quel poète de cette planète ! Regarder en arrière pour savoir qui nous sommes, regarder devant pour savoir où nous allons, rien d’autre. Immergés au cœur de cette poésie et de ce rythme incessant, à la fois dans le temps et en-dehors du temps. Sans avoir à laisser de preuve sinon des traces. Seules les traces font rêver…

J’ai voulu faire partie de ce groupe afin d’apprendre à écrire une langue inconnue jusque-là et qui, ajoutée à la sienne, est devenue une nouvelle façon de vivre la montagne. Un chant pour tous ceux qui se battent afin de défendre des paradoxes et qui, malgré leur fatigue, restent d’éternels amants, sans avoir jamais peur d’aimer trop.

Un compromis éternel avec toutes ces choses qui se terminent comme elles ont commencé, tel un hymne à la beauté et à l’oubli.

 

Jordi Tosas

 

 

T’as déjà regardé les histoires du McKinley ?

Film Déjame Vivir – Deuxième partie de Summits of My Life 

Be Sociable, Share!

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


    Go to top